Diviser, récolter, nourrir. À chacune de vos décisions, votre rucher gagne ou perd des chances de passer l'hiver. Nous modélisons cet arbitrage et vous donnons, semaine après semaine, le bon moment pour agir.
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Le projet
Une ruche cherche l'équilibre. Chaque jour, les abeilles arbitrent : récolter du pollen – qui fait vivre les futures larves – ou produire du miel – qui nourrit les abeilles d'aujourd'hui. Tout cela s'organise autour d'un seul objectif : passer l'hiver.
En réalité, derrière ce qui ressemble à de l'instinct se cache une problématique d'optimisation que l'on peut écrire en équations.
De cet équilibre se déduit ce que nous appelons une économie de la ruche : chaque ressource – un champ de lavande, un point d'eau, une forêt de châtaigniers – y a une valeur ; chaque décision de l'apiculteur – récolter, nourrir, diviser – y a un coût. C'est ce coût que nous calculons, à l'échelle d'un rucher, pour vous indiquer le moment où vos intérêts et ceux de vos ruches convergent.
Divisez lorsqu'en moyenne, il y a plus de colonies survivantes après division que sans division.
Récoltez lorsque le miel coûte le moins cher à la ruche ; lorsqu'il diminue le moins sa probabilité de survie.
Nourrissez lorsque le miel coûte le plus cher à la ruche ; c'est à ce moment que le sucre augmente le plus sa probabilité de survie.
L'équipe
Le concepteur du modèle
Normalien, docteur de l'École Polytechnique, mathématicien et apiculteur amateur.
Ce double regard – les équations d'un côté, les ruches de l'autre – est à l'origine du modèle qui structure ApiThrive : la mise en équation d'une économie de la colonie dans laquelle chaque décision de l'apiculteur se traduit en variation de probabilité de survie hivernale. Mathieu travaille actuellement à l'affinement du modèle afin d'optimiser son exploitation dans la pratique.
Ses travaux sur les abeilles sont accessibles sur HAL : un article co-signé avec M.-C. Anstett, chercheuse en biologie, ainsi qu'un préprint.
L'interface scientifique
Normalien, docteur de l'Université de Bourgogne, chercheur en mathématiques à l'Université de Genève.
Épaulant son frère dans le développement du modèle, Ben a pour rôle d'établir des liaisons avec les biologistes pour collecter les données de terrain, avec la communauté scientifique pour les échanges et les publications, ainsi qu'avec les partenaires opérationnels pour construire à partir du modèle une application réellement utilisable au quotidien.
La voix du projet
Docteur de l'université de Bourgogne, professeur en classes préparatoires, créateur de la chaîne Øljen – Les maths en finesse, qui compte plus de 100 000 abonnés.
Sa mission consiste à vulgariser des concepts scientifiques complexes et à faire dialoguer des disciplines qui ne se parlent pas spontanément – mathématiques, physique, biologie, apiculture – avant de diffuser ce dialogue auprès du grand public. Sur la chaîne ApiThrive, il préforme une audience curieuse de sciences qui sera enthousiasmée par le produit au moment de son lancement.
Questions
ApiThrive s'adresse, en premier lieu, aux apiculteurs, du débutant à la ruche unique jusqu'au professionnel qui en gère plusieurs centaines. Nous concevons l'application afin qu'elle soit utile à toutes les échelles, sans présupposer de bagage scientifique chez l'utilisateur. Le projet parle aussi, plus largement, à qui aime voir des outils mathématiques s'appliquer à un sujet vivant et qui pourra apprécier pleinement nos vidéos de vulgarisation que nous publions en parallèle.
Le modèle repose sur les équations qui régissent les flux d'énergie et de matière au sein d'une colonie d'abeilles : ce qui y entre, ce qui en sort, ce qui est nécessaire pour passer l'hiver. À cette ossature physique viennent s'ajouter des données de terrain – calendriers de floraison, zones climatiques, ressources nectarifères – qui permettent de personnaliser les calculs à l'échelle d'un rucher.
Pas encore : le projet ApiThrive est en phase de développement. L'élaboration du modèle scientifique est achevée et une grande partie de notre travail actuel consiste à collecter les données biologiques indispensables au fonctionnement de l'application future. En parallèle, nous constituons une communauté d'apiculteurs qui souhaitent contribuer à façonner l'outil, par leurs retours et leurs questions. Si vous souhaitez en faire partie, vous pouvez nous contacter via le formulaire situé plus bas.
Notre périmètre de lancement est la Suisse, mais notre volonté est de l'étendre rapidement à d'autres pays tels que la France et la Belgique. Sur le fond, le modèle n'est pas attaché à une région : il est attaché à un ensemble de données locales – calendriers de floraison, zones climatiques, ressources nectarifères – qu'il faut renseigner. Plus la communauté s'étoffera dans une région, plus le modèle y sera pertinent.
Vous pouvez contribuer de plusieurs manières, et toutes nous intéressent. En parlant du projet autour de vous – un mot à un voisin apiculteur, un commentaire en bas d'une vidéo. En nous écrivant pour nous proposer la collecte de données de terrain. Et en nous laissant votre adresse, dans le formulaire ci-dessous, pour suivre nos avancées et participer aux premiers essais quand ils seront possibles.
Contact
ApiThrive est actuellement en phase de construction et se nourrit avidement des regards extérieurs.
Que vous soyez apiculteur, débutant ou aguerri, scientifique curieux ou simplement amoureux des abeilles, écrivez-nous. Nous lisons et répondons toujours.